Nos innovateurs sociaux déjà à mi-chemin de leur parcours au sein de l’Incubateur Civique

« Le programme est dense et requiert un engagement important de la part des innovateurs qui va au-delà des 15 heures d’ateliers et de coaching par semaine. Le fait qu’ils soient encore tous pleinement investis dans leur projet d’innovation sociale et prêts à mettre les bouchées doubles est très positif et indicateur du niveau de motivation de cette cohorte » se réjouit Marc-André Delorme, coordonnateur de projets à la Maison de l’innovation sociale (MIS).

Le rôle de l’Incubateur Civique de la MIS

Conçu pour favoriser l’émergence d’innovations sociales en réponse à des problèmes sociétaux complexes vécus en milieu urbain, l’Incubateur civique accompagne des citoyens qui ont une idée à fort impact social et environnemental, mais qui en sont encore à la phase de conception.

« L’Incubateur Civique est un parcours incontournable pour tout citoyen engagé qui souhaite partir sur de solides bases pour faire évoluer son concept à un niveau de maturité suffisant pour passer au financement et à un premier déploiement du projet » affirme Hugo Steben, directeur de l’entrepreneuriat social à la MIS. Parce qu’ils auront eu l’occasion de tester et de valider leur concept, les innovateurs, au terme de leur parcours à la MIS, seront outillés pour poursuivre le développement de leur projet avec quatre éléments clés en main : la conviction que leur projet aura l’impact social et environnemental escompté ; une stratégie de déploiement optimale ; une compréhension du rôle qu’ils souhaitent prendre et de l’échelle à laquelle ils souhaitent opérer ; et une capacité accrue pour faire face aux embûches qui les attendent.

Une journée d’atelier en innovation sociale

Autour de sessions de formation, de mentorat, de coaching et d’ateliers pratiques, la MIS offre donc son expertise et celle de ses partenaires pour outiller les participants. En ce vendredi d’octobre, les participants sont invités, par exemple, à réfléchir à leur stratégie d’impact. Concrètement, les innovateurs s’activent autour de la notion d’empathie et dressent le portrait de ceux qui seront concernés par l’expérience qu’ils proposent. À qui s’adresse leur projet? Qui sont les parties prenantes à mobiliser? Quelles sont les activités à déployer pour adresser les enjeux du problème? Quels sont les indicateurs qui nous permettront de rendre compte de l’impact escompté? Quelle est l’envergure d’impact à laquelle ils sont prêts à s’engager? Veulent-ils interpeller 50, 1000 ou 10 000 personnes? Quels sont les obstacles à venir et les activités à orchestrer pour livrer l’expérience qu’ils ont imaginée? Autant de questions qui permettent de favoriser le succès, et par conséquent, l’impact du projet.

À cet égard une des participantes de l’Incubateur Civique, Marie-Philip Roy-Lasselle, du projet Q. Wow affirme ceci : « Avec les outils et les exercices déployés au sein de l’Incubateur Civique, nous sommes en mesure de challenger non seulement notre potentiel de déploiement en nous questionnant sur les impacts, mais aussi en tant que porteur de projet. » Avoir l’humilité d’accepter de remettre en question son projet et soi-même en tant que porteur de projet tout en faisant preuve de résilience est certes un des apprentissages clés de ce parcours !

C’est d’ailleurs à travers les exercices pratiques et les échanges entre les participants que ces derniers constatent l’émergence de résultats transformateurs, comme en témoigne Laurence Sauvageau-Fresco du projet L’Oasis : « Les différents exercices proposés sont concrets et j’en vois clairement la pertinence pour le développement de notre projet. J’ai particulièrement apprécié la richesse et la valeur de travailler en cohorte, car il m’a permis de prendre conscience de la diversité des points de vue, des interprétations et des perceptions de tout un chacun. » Et elle conclut : « Comme à chaque fin d’une journée de formation à l’Incubateur Civique, j’ai de nouveaux outils pratiques et des pistes de réflexion à poursuivre pour avancer ! »

En fin d’après-midi, Hugo Steben est visiblement fier de sa troupe d’innovateurs. « À terme, j’ose espérer qu’avec autant d’innovateurs engagés et outillés par cohorte, ces derniers contribueront à conduire le changement et à instaurer une culture d’innovation sociale dans la société québécoise pour répondre de façon collective et inclusive aux enjeux urbains émergents ! » Si vous avez hâte comme nous de connaître la suite, restez à l’affût !

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