Label Oasis urbain : construire ensemble une ville plus calme, saine et attrayante

C’est la mission que se lance Oasis urbain, projet lauréat de la cohorte 2019-2020 de l’Incubateur civique de la MIS, avec la création d’un label dans le but de valoriser et multiplier ces espaces.

Une vision commune d’améliorer la qualité de vie en ville

Lorsque trois personnes, ayant étudié ou étudiant à l’INRS, et passionnées par les questions environnementales mettent en commun leur enthousiasme à l’idée d’améliorer la qualité de vie et la santé des citadins et citadines, cela donne beaucoup de matière grise pour faire disparaître cette couleur de la ville.

Jérémy Gelb, Thomas Audrin et Déborah Delaunay sont en effet tous les trois sensibilisés aux pollutions (atmosphériques, sonores et thermiques) urbaines et ont orienté tout leur travail sur l’étude du bruit en ville: les zones calmes, le bruit aérien ou encore l’exposition aux pollutions atmosphérique et sonore des cyclistes dans différentes villes du monde.

Ensemble, ils souhaitent agir pour améliorer la qualité de vie en ville et tordre le cou aux idées préconçues sur l’extrême pollution urbaine à Montréal.

Label Oasis urbain : construire ensemble une ville plus calme, saine et attrayante / Label Oasis urbain: Building together a quieter, healthier and more inviting city

Décidés à lutter contre ce stéréotype, ils proposent de mettre en avant le potentiel de la ville en matière d’espace sains et agréables en misant sur une démarche transversale inédite, incluant de nombreuses dimensions dont le bruit , la pollution atmosphérique et visuelle, l’accessibilité, la présence de mobilier urbain et la sécurité.

Leur vision ? Créer des conditions pour que celles et ceux qui résident ou visitent Montréal, puissent avoir accès, au quotidien, à des espaces urbains calmes, sains et agréables, nécessaires à leur bien-être.

Leur idée est ainsi de soutenir la valorisation, le développement et la protection de ces espaces par la création d’un processus de labellisation de qualité d’oasis urbaines. Autrement dit, changer la façon de vivre et de produire la ville en cocréant un label, basé sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui tiendra compte notamment des niveaux de nuisance sonore et atmosphérique, tout en intégrant des activités de vulgarisation scientifique, de sensibilisation et d’implication citoyenne. 

En effet, l’usager aura une place importante dans la définition du label tant par sa sensibilisation à la problématique, que par sa participation à la collecte de données qualitatives et quantitatives sur l’évaluation de l’espace. 

Imaginez un parc pour tout-petits qui affiche une signalétique sur la qualité de l’espace. Ses excellents critères inspireront certainement les usagers à se mobiliser pour maintenir cette qualité, mais aussi à le prendre en exemple pour identifier les problèmes actuels d’autres espaces et à réfléchir à des solutions pour diminuer au maximum les pollutions et nuisances. Oasis urbain interviendra alors pour accompagner les propriétaires et décideurs à l’amélioration de ces espaces. 

Se faire accompagner dans le développement du projet

Après s’être investi dans un premier projet commun qui n’a pu se concrétiser, le trio s’est senti quelque peu découragé. 

Cependant, ni l’envie ni les idées ne les délaissent et ils rebondissent avec enthousiasme en imaginant Oasis urbain. La conception d’un nouveau projet reste malgré tout demandant en temps et en énergie. Comment s’assurer d’aller dans la bonne direction et de garantir à cette initiative un meilleur accueil auprès de futurs partenaires ? 

L’appel à projets de l’Incubateur civique de la Maison de l’innovation sociale (MIS) s’est présenté au meilleur moment. L’équipe y a vu un levier parfait pour structurer leurs idées, les confronter aux bonnes questions, faire mûrir le projet et le pousser dans la bonne direction.

« La formule régulière des ateliers oblige à avancer même si l’investissement en temps est conséquent et s’ajoute à nos agendas déjà bien remplis. La structure du programme est fluide et les outils sont construits efficacement, ils permettent d’ancrer le projet. Le fait de passer du temps en binôme renforce également la confiance en l’équipe, en recentrant le point de vue de chacun vers une vision commune. »

Jérémy

Thomas Audrin et Jérémy Gelb – Atelier de l’Incubateur civique

L’échange d’idées avec les autres participants de la cohorte est un autre avantage relevé par Jérémy et Thomas, qui ont été confrontés à des perspectives différentes quant à leur initiative, notamment par des personnes désintéressées d’un point de vue politique ou financier. Un regard extérieur qui les a incités à s’interroger sur les impacts d’Oasis urbain et une oreille non scientifique qui les a poussés à adapter leur discours en fonction des publics et des problématiques.

Les prochaines étapes de déploiement d’Oasis urbain

Plusieurs défis sont encore à relever afin d’assurer la mise en place du projet, comme l’identification d’un partenaire prêt à soutenir cette démarche et la définition d’un territoire d’essai pour concrétiser la méthodologie. Celle-ci se veut volontairement rigoureuse et pourrait s’appuyer sur la création d’un comité scientifique à l’échelle de la ville, dépendamment des partenaires qui se joindront à l’aventure du label Oasis urbain.

Un projet qui part donc sur des bases solides ! On ne peut qu’applaudir cette initiative positive pour la santé et la qualité de vie des Montréalaises et des Montréalais.

Porteur de projet sélectionné dans la deuxième cohorte 2019-2020 de l'Incubateur civique de la MIS

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